Le projet MEDAA (Mobilité Européenne de l'Apprentissage Agricole) permet aux apprentis et personnels du CFAA47 de faire un stage professionnel en UE depuis plus de 10 ans. Les objectifs de chacun et les destinations sont toujours assez variés. Rejoignez nous et suivez toutes ces actions ! Ce projet est financé avec le soutien du programme Erasmus+ de l’Union européenne.
samedi 14 novembre 2015
jeudi 12 novembre 2015
Un stage pour mieux servir sa clientèle
Un stage pour mieux servir sa clientèle
Anabelle à droite, auprès de son employeur
et de Sunniva, une amie norvégienne./Photo DDM.
Anabelle,
23 ans, est apprentie à la ferme équestre des Abrons. Dans quelques
jours, elle s'envolera pour le sud de la Norvège. Grâce au programme
européen Erasmus +, cette jeune femme y effectuera un stage
professionnel de trois semaines.
«L'entreprise de Sarah Dubreuil, mon employeur, propose des
randonnées et des voyages à cheval à travers la France. Notre clientèle
vient principalement de la Norvège, Suède et Allemagne. Nous avons même
des cavaliers de Hong Kong, Singapour ou de l'Amérique latine».
Il est clair que pour Anabelle parler anglais est une
nécessité pour bien accueillir et encadrer ses clients le temps que
durent les prestations.
«Notre culture est tellement différente»
Outre le fait de pratiquer une langue étrangère en situation
professionnelle, Anabelle souhaite mieux comprendre ses clients. «Les
Scandinaves sont très ouverts et lorsqu'ils viennent en randonnée, nous
échangeons beaucoup sur les coutumes, la vie quotidienne dans notre pays
respectif. On compare nos photos ! Nos mœurs sont tellement différentes
que vivre au sein d'une famille norvégienne et travailler dans un
centre équestre me permettront de mieux m'adapter aux besoins des
clients lorsqu'ils sont en France. Je pense par exemple aux
paniers-repas que je prépare pour eux chaque midi ou au rythme quotidien
qui est le leur.»
Une opportunité qui tombe à pic
À l'annonce de l'offre de stage par le centre de formation
des apprentis des métiers du cheval de Villeréal, Anabelle a sauté sur
l'occasion. Facile de tout mettre en place car son employeur avait
bénéficié il y a quelques années de la même opportunité au CFA.
Les deux jeunes femmes ont d'ailleurs le projet de
s'installer ensemble et d'ouvrir leur entreprise à davantage de
destinations. «Ce stage tombe à pic dans mon projet professionnel ; je
suis excitée à l'idée de me confronter à cette culture qui m'intéresse
beaucoup. Je regrette que trop peu de jeunes, malgré ces subventions
européennes, partent à l'étranger». Et de conclure : tout serait plus
facile si nous apprenions l'anglais à l'école plus tôt et si la mobilité
était inscrite dans nos gènes !
La Dépêche du Midi
mardi 8 septembre 2015
Article de presse paru aujourd'hui dans "la Dépêche du Midi"
Une rentrée sous un ciel étoilé pour les apprentis agricoles
Enseignement et formation - Formation
De plus en plus d'apprentis agricoles se
préparent à partir pour des stages en Europe./Photo DDM.
Alors que
les apprentis agricoles viennent tout juste de rejoindre les bancs du
CFA pour leur rentrée, l'équipe de la mobilité européenne s'affaire
depuis plusieurs semaines autour de nouveaux projets.
«Cette nouvelle année sera très chargée puisque nous clôturons un
programme régional de deux ans permettant à 170 apprentis et 33
personnels volontaires issus des 5 CFA aquitains d'effectuer un stage
professionnel en Europe. Le CFAA 47 déposera un quatrième dossier début
2016 pour bénéficier à nouveau des bourses européennes du programme
ERASMUS +».
Une passerelle vers l'insertion
Malgré la suppression de l'aide compensatrice versée par le conseil
régional aux maîtres d'apprentissage, l'équipe de la mobilité reste
déterminée et sensibilise employeurs et apprentis : «La mobilité est une
véritable passerelle vers l'insertion sociale et contribue à la
formation professionnelle de tous. C'est une des missions du ministère
de l'Agriculture et nous mettons tout en œuvre pour accompagner les
publics dans leur projet de stage à l'étranger. Tout le monde a à y
gagner, même nos partenaires étrangers».
Ainsi, le groupe des CAPA 2 de l'antenne villeréalaise (site des
métiers du cheval) partira avec deux formatrices en Belgique. Un petit
groupe constitué de bac pro et de CAPA livradais lui emboîtera le pas
plus tard dans l'année. 5 formateurs effectueront des stages dans des
organismes et lycées professionnels agricoles en Belgique, Luxembourg et
Espagne. De nouvelles mobilités individuelles d'apprentis se
dérouleront au fil de l'année de formation dans d'autres pays en
horticulture, élevage, machinisme, grandes cultures et métiers du
cheval.
Un véritable challenge
«6 années de mobilité viennent de se terminer enregistrant plus de 70
apprentis lot-et-garonnais au départ, avec un bilan individuel toujours
extrêmement positif. L'an passé, l'antenne de Nérac a rejoint le
projet. Nous aimerions que davantage d'apprenants s'investissent mais
chacun doit aller à son rythme ; quitter parfois son pays (voire sa
région) pour la première fois, être en immersion dans une famille qui ne
parle pas sa langue, se caler très vite sur le rythme d'une entreprise
dont on ne connaît rien de l'organisation est un vrai challenge et peut
faire peur. La mobilité, c'est sérieux et ça se prépare».
La Dépêche du Midi
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